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Objet d'étude : Le Crocodile et l'Esturgeon, Florian.

Florian est un auteur du XVIIème siècle. Son grand oncle n'est autre que Voltaire. Il va s'engager dans l'armée puis va abandonner pour être attaché à un duc. Il va se consacrer à la rédaction de romans et de pièces de théâtres. Il publie en 1792 ses fables. Il est emprisonné à La Bastille et échappe de peu à la guillotine. Il va mourir à 39 ans, le 13 septembre 1794. Le Crocodile et l'Esturgeon est la 12ème fable de son Vème livre.

 Fable qui alterne les alexandrins et les octosyllabes.
 Mélange hommes/animaux.
 Cette fable évoque un meurtrier en plein accord avec son crime.
 Le monde décrit est un monde cruel où le mal est irrémédiable.

Plan :

I) Un récit allégorique.
II) Fonction didactique et polémique de la fable.
III) Personnage de l'esturgeon.


I) Un récit allégorique.

a) Un récit.

 C'est un récit.
 Indices de temps "un jour" place la fable dans un passé lointain et le rend intemporel.
 L'action se passe en Egypte, cet espace temporel suggère une période antique.
 "bientôt", "l'instant", "en ce moment" <= rien de précis.
 Les connecteurs temporels soulignent l'accélération d'une action.
 Eloignement temporel et géographique.
 1er moyen d'argumentation indirect : utilisation d'un récit éloigné dans le temps.
 Vers 1 à 4 (situation initiale) => Incipit in media res (dynamique.
 Vers 5 à 8 : crime commis par le crocodile.
 Vers 9 à 30 : Intervention de l'Esturgeon => installation d'un dialogue.
 Vers 33 : constat final.
 Utilisation du discours direct du vers 14 à 20 => récit vif.
 Monologue de l'esturgeon vers 23 à 30.
 4 personnages : 2 enfants, crocodile, esturgeon.

b) Un récit allégorique.

 C'est un récit allégorique.
 Le vers 33 n'est pas une morale.
 Il ne propose aucun conseil, aucun art de vivre, c'est un constat.
 Métonymie "le méchant" qui représente tout les méchants.
 Constat abusé : on ne peut rien y faire.
 Le Mal et la cruauté sont irrémédiables.
 Ce constat découle du récit. Ce récit devient donc un exemple illustratif.
 La fable suit un raisonnement instructif puisqu'elle va du particulier au général.
 Les enfants représentent l'innocence, la pureté.
c) Les caractéristiques de la fable.

 Fonction allégorique de la fable puisqu'il y a identification des animaux aux hommes.
 Utilisation de la prosopopée (personnification des animaux.)
 On a une véritable personnification de l'Esturgeon : "digne, honnête, saint homme..." A l'opposé le crocodile : "scélérat, assassin,..."
 Caractéristique de la fable : intervention du fabuliste.
 Ici, le récit est à la 3ème personne.
 Il y a peut-être une allusion à Raminagrobis qui constitue une clé pour comprendre le personnage de l'Esturgeon.
 Même présence du fabuliste dans la réinterprétation ironique de deux expressions que la fable détourne : - croquer le marmot : attendre en se morfondant ; - les larmes de crocodile : pleurer de façon hypocrite.
 La légende veut que les crocodiles pleurent pour attendrir les passants.
 Florian s'amuse de façon ironique des expressions figées.

II) La fonction didactique et polémique : les leçons de la fable.

 La fable dénonce la cruauté par le biais d'un crime particulièrement révoltant : l'infanticide.

a) Le crime

 Meurtrier : crocodile
 Il est caractérisé par "affreux, scélérat, coupable amphibie, assassin, âme impitoyable..."
 Le crime est de l'ordre de la tragédie.
 4 alexandrins qui se rapportent à la tragédie vers 10.
 Rapidité du meurtre marqué par le présent de narration.
 Régularité du rythme ce qui prouve que rien ne peut entraver l'attaque du crocodile (vers 5).
 Attaque surprise suggérée par "tout à coup".

b) La victime

 Mort de l'enfant évoqué au vers 7.
 Les forces sont disproportionnées.
 Le crocodile est énorme et l'enfant ridicule à côté.
 2 syllabes pour la réaction ridicule de l'enfant et 10 syllabes pour évoquer son ascension vers l'estomac du crocodile.
 L'évocation des enfants relève du registre pathétique.
 L'incipit les évoque innocents, heureux.
 Durée suggérée par l'imparfait.
 Utilisation hyperbole au vers 4.
 Accumulation des 4 adjectifs avec un rythme ascendant vers 3.
 Mime des ricochets vers 3.
 Le gérondif "en pleurant" suggère la durée de la souffrance.

c) Le constat final.

 Le meurtrier ne connaît aucun remord, ne se sent pas coupable.
 Son seul regret est d'avoir manqué l'autre enfant.
 Le constat final est fondé sur une antiphrase que affirme la réalité du Mal.
 Le Mal reste le Mal.
 Il n'y a pas de prise de conscience.
 Il n'a aucune volonté de s'amender.

III) Le personnage de l'Esturgeon.

a) Il permet d'amplifier la dénonciation, d'élargir la critique.

 Utilisation du champ lexical de la religion "providence, prêcher, pénitence, âme impitoyable..."
 Tout est chez l'Esturgeon sermon.
 Le futur proche dénote l'empressement.
 Discours moralisateur.
 Emploi de termes forts pour stigmatiser la faute "votre forfait", "âme impitoyable" placé généralement en début ou fin de vers.
 Utilisation des notions morales et religieuses "Dieu", "bienfaits..."

b) Le tartuffe (hypocrite).

 Un tartuffe est quelqu'un qui est du côté de ceux qui utilisent la religion à des fins personnels.
 Antéposition des adjectifs : "honnête et digne" suggère la seule apparence, le rôle, le masque.
 Son comportement contredit le paraître.
 Il fait le saint homme mais en fait il est lâche. Il est "témoin de la tragédie" mais au lieu d'aider, il s'éloigne.
 Sa tartufferie se voit dans l'emploi exagéré de sa sensibilité.
 Il a pour le crocodile de la pitié => "le monstre a des remords".
 Le prêche qu'il adresse au crocodile tourne à la caricature.
 L'esturgeon pousse le goût du prosélytisme un peu trop loin comme le prouve l'incise "lui cria".
 Le sermon est ridicule parce qu'il se fonde sur une repentance qui n'existe pas.

c) Critique indirecte de la religion.

 Critique explicite dans l'interrogative que l'esturgeon se pose.
 La providence est personnifiée.
 Critique implicite du discours religieux.
 Le discours religieux se fonde sur le remord, or le crocodile ne connaît que le regret.
 L'esturgeon représente une religion déconnectée de la réalité et qui se réfugie dans de beaux discours alors qu'elle est incapable d'aider, d'agir, de sauver.


Conclusion : Cette fable annonce les fables du XXe siècle de par l'absence de morale. C'est une fable qui évoque un monde où le Mal est omniprésent (il occupe 16 vers dans la fable). Le Mal l'emporte sur le Bien et il est irrémédiable. La morale est remplacée par un simple constat et va dans le sens du pessimisme => pas d'améliorations possibles.
La fable pleine d'ironie, masque la désillusion.
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# Posté le samedi 28 février 2009 08:11

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Objet d'étude : La Fille, Jean de La Fontaine.


 La fille est une fable qui succède à la fable Le héron et propose une version humanisée de celle-ci. On parle de fables doubles ou de fables jumelles.
 La fille appartient au second recueil de L.F qui est dédié à Mme de Montespon (une des favorites du roi.)
 La structure du Héron est la même que celle de La fille ; ce qui relie les deux fables sont les 7 vers de transition (vers 27 à 34) qui rappellent que la fable du Héron est en fait destiné aux hommes et propose comme preuves que les généralités animales ont une signification humaine.
 La fille est une précieuse qui à la fin épouse un malotru. Cette fable vise peut-être la cousine du roi.
 Contrairement au Héron, La fille n'a pas de morale explicite et la visée de la fable se devine.
 Cette fable fait réfléchir à l'orgueil, aux vanités de l'homme, à la fugacité du temps ; et dénonce les vaines prétentions, critique la préciosité, et l'insatisfaction humaine.

Plan :

I) Récit vif, bref et plaisant
II) Comment L.F critique la préciosité ?



I) Récit vif, bref et plaisant.

a) Un récit en 5 actes : véritable comédie classique.

 Une fable est un apologue, et un apologue est un récit vif et varié à visée argumentative.
 Récit en 5 actes, véritable comédie classique.
 Acte I : vers 1 au vers 8 => annonce du thème : la préciosité => le but est de trouver un mari.
 Enumération vers 4, 5 montrant son exigence ; effet d'accumulation renforcé au vers 5 "aussi"
 Vers 2 : la femme est sûre d'elle, le verbe "prétendre" laisse entendre qu'elle ne va pas y arriver. Comme au théâtre, il y a une scène d'exposition.
 Vers 5 à 8 : même structure => parallélisme. Il explicite à nouveau ce que veut la jeune fille.
 Acte II : vers 9 au vers 19 => arrivée des bons partis.
 Au vers 8, le mot "destin" prépare la morale finale.
 Utilisation du passé simple qui montre le début d'action.
 Utilisation de connecteurs temporels : "ensuite", "après", "puis"...
 Acte III : vers 19 au vers 26 => arrivée des médiocres gens.
 Phrase de transition au vers 19.
 "Après" => fatalité du temps. On retrouve le destin et déjà la tragédie.
 Evocation de la déchéance avec différentes étapes qui se succèdent. Saut temporel qui boucle cette déchéance au vers 27.
 Un certain temps s'écoule entre les braves et les médiocres gens. On comprend qu'elle ne trouvera jamais de maris.
 Aucun personnage ne s'oppose à son propre projet. Ce sont ses exigences qui compliquent l'histoire.
 Acte IV : vers 27 au vers 37 => la ruine finale.
 Les objets sont personnifiés => miroir
 Allégorie du temps au vers 34
 Elle n'échappe pas à son destin : le temps.
 Champ lexical du temps utilisé.
 On comprend que la vieillesse l'envahit : "déchoir", "fard", "ruines"...
 Les ruines du visage sont comparées aux ruines d'une maison. La fille perd tout caractère humain, elle devient une chose => réification.
 L.F se plaît à décrire le délabrement de cette femme.
 Pause rythmique avec les "et" à la césure du vers 28.
 Amplification au vers 28 par un enjambement.
 Acte V : du vers 38 à la fin => dénouement.
b) Vivacité du style.

 Transformation au vers 37.
 La vivacité du style est due au fait que L.F s'adresse directement au lecteur.
 L.F mélange des mots précieux et des expressions familières.
 Il y a une hétérométrie => utilisation d'octosyllabes lors du dialogue.
 Utilisation du discours indirect libre au vers 14,15

c) Comique

 Utilisation du comique de mots : "Quoi ? Moi ? Quoi ces gens là ?" => référence au héron.
 "C'était ceci, c'était cela" souligne le caprice de la fille.
 Jeux de mots => "points" au vers 4.
 Répétition.
 Utilisation du comique de situation => opposition entre le début et la fin.
 Prosopopée du miroir.
 Miroir => symbole de la vanité.
 Utilisation du comique de caractère : la fille est prétentieuse, égocentrique, vaniteuse, dédaigneuse.
 Utilisation du comique de gestes : - vers 15 => imitation des prétendants/ - vers 32 => "puis cent sortes de fards"/ - vers 21 => "elle de se moquer"
 Laideur des personnages : hommes chétifs, femme ridée.


II) Comment L.F critique la préciosité ?

 L.F a le désir de ménager ses lecteurs avec de la surprise, avec une rupture.
 Vers 17, 18 => rimes "précieuse" et "dédaigneuse"

a) Grandes ambitions de la fille.

 Pour la fille, son prétendant doit : -être d'agréable compagnie/ -critères sociaux/ -critères physiques/ -honnête homme.
L'esprit d'une personne est un critère crucial pour les précieuses => plaisir de la conversation d'où la mise en valeur du mot "esprit".
 L'esprit d'une personne est un critère crucial pour les précieuses => plaisir de la conversation d'où la mise en valeur du mot "esprit".
 La fortune est une preuve de raffinement (galant homme, fin, etc...) C'est un critère social.

b) Caricature de la précieuse.

 Les traits sont grossis => la "jeune fille belle" devient "vieille et ridée".
 La n'a plus sa beauté, la précieuse est décrédibilisée => "choquer", "déplaire".
 Elle est complétement inconstante dans ses principes => avec la vieillesse, elle perd ses principes => v.37.
 Devant le temps qui passe, les grands idéaux de la préciosité ne tiennent pas mais elle se persuade elle-même qu'elle a fait un bon choix.
 Misogynie de la part de L.F.

c) Les vices de la précieuse

 Nombreux adjectifs qualificatifs qui caractérisent la précieuse : "fière", "précieuse", "bonne", "belle"...
 Verbes "prétendait", "voulait", "je pense", "se moquer" suggère son état de jugement permanent.
 Grâce à la description des hommes ("chétifs"...) on comprend que la femme veut les dépasser.
 Elle se surestime, et se croit sous protection divine v.24.
 Elle a un profond mépris pour autrui et pense qu'aucun homme n'est digne d'elle.

Conclusion : L'apologue est composé de 2 parties dont on peut appeler l'une le corps, l'autre l'âme. Le corps est la fable ; l'âme, la moralité. Ce texte est une véritable satire de la préciosité et L.F ici rejoint une satire récurrente du XVIIème siècle, déjà exploitée par Molière. La fable dresse bien une critique de la société en privilégiant des procédés comique ce qui rend la fable plaisante et persuasive.



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# Posté le samedi 28 février 2009 08:28

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Objet d'étude : Le loup, la louve et les louveteaux, Jean Anouilh.

 Jean Anouilh est un dramaturge du XXe siècle.
 Ce poème est un poème hétérométrique.
 4 strophes : - vers 1 à 23/ vers 23 à 32/ vers 32 à 36/ vers 36 à 37.
 Ce texte évoque une famille de loup, mais aussi sa mort.

Plan :

I) Un apologue.
II) Le rôle didactique.


I) Un apologue.

a) Une fable.

 Présence d'un récit du vers 1 à 6 et du vers 20 à 22.
 Présence du style direct vers 6.
 Morale vers 33 à la fin.
 Visiblement détaché du corps de la fable.
 Généralisation avec "grouillement géant".
 Le garde est la métonymie de tous les hommes.
 Utilisation du présent gnomique.
 Raisonnement inductif (du particulier au général).

b) Le temps.

 La fable est intemporelle.
 Présent de narration : vers 1, 2, 5, 6...
 Dans le vers 1, il y a une allusion au petit chaperon rouge et aux fables de L.F vers 2.
 La victime fait penser au Loup et l'Agneau.
 Allusion contemporaine à Lazareff qui était le directeur du quotidien France Soir.
 Présence d'hommes et d'animaux.
 Les animaux sont assimilés à l'homme.
 Personnification vers 3, 5...
 Le couple a l'air comblé.
 Il y a une mise en abyme (fable dans une fable).
 Ellipse du récit => la battue est suggérée : "cette curée", "le garde"...

II) Le rôle didactique.

 L'enseignement est explicité dans les 6 derniers vers de la fable.
 L'homme et le loup ont en commun une même dualité qu'on retrouve dans l'antithèse "un monde d'innocent se tue et se torture".
 Présence d'un paradoxe puisqu'il n'y a aucune culpabilité.

a) Le loup est un prédateur.

 Description du prédateur vers 1 à 5.
 Violence.
 On peut parler d'emphase (d'exagération).
 Anaphore de "le loup" vers 1 et 2.
 Gradation, rythme croissant.
 Le loup est caractérisé par la chasse.
 Il attend longuement sa proie.
 Le vers 4 suggère une scène sanglante.
 Le retour à la maison évoque un humour noir => les louveteaux sont heureux de tuer l'agneau.
 L'oxymore "joyeux carnage" dénonce le plaisir de jouer.
 La louve : - attendrie par la bonne santé de ses enfants ? – réjouit de la scène de carnage ?
 Dévorer a ici un double sens.

b) L'homme est un prédateur.

 Equivalence entre le loup et le garde.
 Le garde est comme l'animal (évoqué grâce au CL de la chasse)
 Cruauté donnée par le mot "curée".
 Crime de l'homme banalisé.
 Antithèse : "Mal" et "pureté".
 La lune symbolise l'indifférence.
 Le Bien est indiffèrent au Mal.
 Tout le monde tue tout le monde et personne ne trouve ça anormal.
 La tuerie de l'homme est banalisée (dénoncé par l'humour noir)
 Vers 24 : le garde n'en est pas à sa première battue.
 L'homme est sanguinaire et acharné : "10 balles dans le corps", "à la fin pourtant on l'a eu".
 Cette battue semble normale puisqu'il s'étonne d'un mot d'enfant.
 Les enfants du garde par la plus petite des filles semblent participer à la banalisation du crime.
 Si la fillette a une remarque surprenante c'est qu'elle n'a pas été touchée, émue.

c) Le garde, comme le loup, aime sa famille.

 Le loup aime sa famille et sa famille le lui rend :
- père nourricier
- père qui éduque v.6 à 10.
- éducation religieuse v.9
- père respecté => vouvoiement des louveteaux
- marque affective "papa"
- père pédagogue
- couple comblé
 L'amour pour sa famille va jusqu'à l'héroïsme v. 24 à 29.
 Résistance évoquée par alexandrins tragiques v. 24 à 26.
 3 registres : tragique, pathétique, épique.
 Le loup pourrait abandonner mais il refuse la défaite v.27.
 Episode épique car le loup est seul contre tous.
 V.28 insiste sur l'inutilité d'une telle résistance.
 La louve à côté de lui, en bonne mère s'est battue, s'est sacrifiée.
 Ils sont unis dans le désir de sauver leurs petits.
 La garde n'est pas différent du loup => il aime sa famille et l'affirmation du fabuliste laisse supposer que l'homme est capable du même sacrifice que l'animal.


Conclusion : La fable dénonce la réalité du Mal généralisé : les animaux sont cruels, les hommes encore plus. Le monde est violent cependant Anouilh présente cette violence comme nécessaire (c'est dans l'ordre des choses). Chacun est égoïste, chacun défend sa propre peau : "l'homme est un loup pour l'homme". Anouilh pense peut-être que nous sommes tous des meurtriers.
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# Posté le samedi 28 février 2009 09:36

gj

Objet d'étude : Pantomime, les fêtes galantes. Paul Verlaine.

 Le 1er poème du recueil est « clair de lune ».
 Ce 1er poème présente des personnages de la Commedia.
 Le pantomime désigne une technique d'expression dramatique dans laquelle la situation, les expressions et les sentiments sont rendus par des gestes et des jeux de physionomie.
 Même disposition dans certains de ces autres poèmes.
 4 tercets, 2 sizains.
 Pierrot => valet imbécile, entremetteur, aidant son maître Léandre.
 Au XIXe siècle, il devient le héros de nombreux pantomimes.
 Ici, c'est la dimension de la farce qu'utilise Verlaine.
 Clitandre : figure du jeune soupirant sincère.
 Pronom « un » : personnage stéréotypé.
 Pierrot au début, Clitandre à la fin et ce qui les sépare : « rien ».
 Allitération en « r » et en « q ».
 L'adjectif « pratique » mis en évidence par son apposition.
 V. 2 : « sans plus attendre » contribue à affirmer son côté concret, pragmatique.
 « Pâté » : prosaïque (pas poétique).
 « Pratique », « Pierrot », « Pâté » => peu « léger ».
 Strophe 2 => Cassandre : avarice, personnage ridicule.
 Autant Pierrot était actif autant Mr Cassandre est inactif, assez lunaire.
 Allitération en « s ».
 Allitération en « m », « n ».
 Strophe 1 : mots courts. Strophe 2 : mots longs.
 « Verse une larme » écho à « flacon ».
 Parallélisme mais opposition.
 L'emploi du singulier rend Cassandre ridicule.
 On passe du burlesque de la farce à une comédie larmoyante.
 Arlequin : personnage diabolique, mesquin.
 Au XIXe siècle : côté ingénieux, ingénu.
 Commedia : valet, bouffon sautillant.
 Arlequin rime avec faquin.
 Caractère théâtral du personnage : il intrigue car c'est lui qui mène le jeu.
 Le mot « faquin » se retrouve dans un poème de V.Hugo « la fête chez Thérèse ».
 C'est ce poème qui a inspiré Verlaine pour composer les fêtes galantes.
 Le 3ème vers du 3ème tercet évoque un jeu scénique de la Commedia.
 Allitération en « q » et en « t » : cliquetis sonore.
 « S'en tirer avec une pirouette » c'est mettre fin de manière plaisante à une situation embarrassante => caractéristique Arlequin.
 4 ème strophe : Colombine.
 Passage de la comédie à la rêverie.
 Relié par la rime « fois », « voix ».
 Ce qui semble les lier c'est le lien d'opposition => Arlequin bouge. Elle, est en attente.
 Elle apparaît comme une ingénue.
 Elle est étrangère à ce qui se passe.
 Colombine dans le poème « les ingénus » ne parait plus si innocente que cela.
 Ici, Colombine découvre l'amour.
 Répétition du mot « c½ur » et qui devient le noyau du tercet.
 « Sentir », « entendre » : mélange des sens.
 Harmonie des sens.
 La virgule après « rêve » ralentit le rythme.
 Enjambement qui suggère la continuité de la rêverie.
 Allitération en « r » qui mime le doux murmure de la brise.
 Le dernier mot est le mot « voix ».
 Espèce d'opposition avec le pantomime qui est « silencieux ».
 « Des voix » => pluriel indéfini.


En quoi Pantomime est une fête galante ?

I) Personnage de Commedia.

 Double tonalité : l'allégresse et la mélancolie légère.
 Pierrot est un personnage solaire tandis que Colombine est lunaire.
 Cassandre et Arlequin sont les 2 à la fois.

II) Théâtre.

 Cassandre est replié sur lui-même (=> lazzi).
 Utilisation du présent d'énonciation.

Conclusion : La pantomime n'est pas une scène de comédie mais c'est 4 scénettes indépendantes. Un des premiers titres du poème c'est « en aparté ». Ils sont isolés dans leur strophe. Aucun mot ne coordonne les tercets entre eux et entre leurs actions non plus. Tous pensent à un autre personnage. Il y a une farce grossière, une comédie sentimentale, une comédie d'intrigue, une rêverie amoureuse. On retrouve ça dans les comédies qui frise la tragédie comme dans l'école des femmes.
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# Posté le dimanche 01 mars 2009 06:10

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Objet d'étude : Les deux coqs, Jean de la fontaine, Fables, (1668- 1694)


=> C'est un modèle de fable classique, puisque La Fontaine donne à des animaux des caractéristiques humaines. Elle fait partie du second recueil de Fables, livre numéro sept, extrait du cycle entre les hommes et la fortune (chance).
=> C'est une fable mettant en scène deux coqs qui se dispute une poule, dans un registre épique, sur le ton de l'épopée.
=> La fable prend un air burlesque.
=> Puis La Fontaine rejoint le monde des hommes avec une morale ambiguë. Ce que semble nous dire La Fontaine c'est que la fortune est toute puissante, et que la chance règle le destin. (Le hasard serait-il le guerrier le plus puissant ?)


Plan :

I) Un récit burlesque.
II) La guerre et ses héros.


I) Un récit burlesque.

a) Un parodie d'épopée.

=> Caricature : exagération d'un trait ridicule qui vise à faire rire.
=> Parodie : imitation burlesque d'une ½uvre sérieuse.
=> Burlesque : comique extravagant et déroutant.

=> Dans un récit il y a une situation initiale, un élément perturbateur, des péripéties, l'élément de résolution et la situation finale.
=> Dans un récit il y a également des personnages, un cadre ainsi qu'un lieu et un temps. Le lieu ici est une basse-cour, mais il reste implicite. Il est deviné par ses habitants : les poules.
=> Cette fable est sous le signe de l'épopée puisqu'il y à des thèmes comme : « Troie » « Xanthe » « Hélène ». La Fontaine réfère directement à la guerre de Troie.
[Paris le fils de Piram roi de Troie, tombe amoureux d'Hélène, femme de Ménélas. Il s'enfuie tout les deux ce qui déclenche la guerre de Troie. ]

b) Réécriture du registre épique.

=> Alternance des verbes au passé simple « survint » « vint » avec du parfais d'habitude vers 14. => Il y a une insistance sur la durée du combat : « longtemps » « maintint »
=> Exagération avec le superlatif « plus d'une » vers 9, 10. Ainsi qu'avec l'anaphore du vers 12 et les nombreux rejets des vers 9,10 13,14 16,18. Puis avec l'opposition « haine et son courage ».
=> Vers 17 la nature est surpuissante. Registre épique à un sujet trivial.

c) Les procédés du burlesque.

=> Apostrophe au vers 3 « amour » interromps le récit et fait oublier l'aspect trivial.
=> Transforme la basse-cour en une cour de roi.
=> Allitération en « v » vers 1 à 5 et vers 20 à 21, « d » et « t » vers 3 et 5.

II) La guerre et ses héros.

a) L'empire de la discorde.

=> Rupture avec le passé simple « survint », la poule est l'élément perturbateur. Elle rompt l'harmonie. « Casus belli »
=> Le duel s'inscrit dans une dimension cosmique.
=> Intervention des Dieux vers 5.
=> Après la victoire d'un des coqs il y a un désir de vengeance.
=> Une vengeance divine vers 14-18.
=> « Amour » est rappelé par le mot « haine » « allumée » / « rallumer ».
=> Il y a des spectateurs vers 7 et 8, c'est un spectacle qui attire.
b) Ambiguïté entre le monde animal et humain.

=> « La gente » pour parler du peuple qui regarde avec « qui porte crête » = animal.
=> « Hélène au beau plumage » « poule » vers 25 et « femmes » vers 28.
=> Il y a un vocabulaire animal discret : « coqs » est répété deux fois; il disparaît dès le vers 6. => « Poule » est répété deux fois également ainsi que « vautour ».
=> Les attributs des animaux : « crête » peut être un jeu de mot avec l'île grec la Crète.
=> Le vautour quand à lui n'a pas de serre mains des « ongles ».
=> Il y a un champs lexical de l'héroïsme amoureux et guerrier « amour » « gloire » « victoire » « défaite » « vainqueur » « objet ».
=> Vocabulaire psychologique : « rage » « haine » « orgueil »

c) Le coqs, l'allégorie de la combativité.

=> L'héroïsme est ridiculisé. Il y a une allégorie de la combativité.
=> Le premier coq est décrit de façon ridicule vers 16 à 18.
=> Vers d'actions « aiguisait » « battait » « s'exerçant ». Mais c'est inutile « battait l'air » « s'exerçant contre les vents ». Il se bat pour rien.
=> « Coqs » devient « caquet » et la « voix » un « chant ». Le son devient disgracieux et désagréable.
=> « Triomphe amoureux » La Fontaine lui enlève toute sa virilité avec le mot « caquet » il est dévalorisé.
=> Il dévirilise le coq. C'est un héros fragile, dérisoire.
=> Caricature de la figure du Héros.

II) La toute puissance du hasard.

=> La fable se termine par une brève moralité. C'est La Fontaine qui la prononce.

a) Les moments où La Fontaine intervient.

=> Utilisation du « je » vers 28. « Amour tu perdis Troie » « voilà » « nos coqs », Jean de La Fontaine s'approprie les personnages. Il y a connivence avec le lecteur.
=> La Fontaine est misogyne dans ce texte. C'est la faute d'une poule s'ils se battent. Il suffit qu'une femme arrive pour déclencher une guerre.
=> Il se moque aussi de ceux qui profitent des conflits. Il dénonce les voyeurs « spectacle ».
=> Il intervient également pour annoncer la fin tragique du coq : « il n'en eut pas besoin ».
=> Le fabuliste nous aiguille tous le long du récit. Dés le vers 23 on a le fond de la morale. Il commente en même temps qu'il raconte.

b) L'inconstance du sort règle le monde.

=> Le sort ne cesse de frapper. Il frappe encore comme il l'avait fait à la guerre de Troie.
=> Toute volonté d'agir est inutile si l'on a pas de la chance il n'y a aucun résultat.
=> Il y a des ruptures dans les péripéties : « et voilà ».
=> Dans le premier hémistiche du vers 19 il montre que tout était inutile.
=> La Fontaine fait des vers hétérométrique.
=> Allitération en « f » vers 24 et en « en ».
=> Jeu de rimes « vautour » amour » « autour » « retour ». Tout est réglé d'avance.

c) L'inconstance des humains.

=> Vers 12 et 22 il y a un parallélisme, l'inconstance du sort répond à l'inconstance des amours.
=> Si l'on compare le début et sa fin l'origine du conflit est la poule et l'on observe que la cause tente à s'effacer.
=> La poule se perd parmi toute les femmes : « plus d'une Hélène ».
=> Plus tard le second coq la remet sur la scène avant de disparaître avec « les femme en foules ». Les hommes sont inconscients.
=> Notion de prudence. Morale pragmatique.


Conclusion :

C'est une parodie qui établit un parallélisme entre le monde animal et humain, dans le but de dévaloriser l'orgueil humain. Et il se moque de la vanité. En effet le combattant, l'amoureux couvert de gloire finit ridiculisé et dévirilisé. Nous ne sommes rien ace au sort. C'est une fable burlesque qui livre un point de vue pessimiste du monde. Un monde ou depuis les héros de l'antiquité, jusqu aux hommes de la cours du roi pour finir dans une cas cours c'es le règne du jasait de la discorde. Cette fable nous force à réfléchir et a se poser quelques questions sur l'homme : quelle liberté avons-nous avec la fortune ? L'homme est il responsable des conséquences de ses actions et en quoi peut il travailler à sa perte et à son triomphe ? Le fait que le sort régit le monde n'est ce pas une incitation à attendre et ne pas agir ?

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# Posté le dimanche 01 mars 2009 10:45