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Objet d'étude : Jacques le fataliste et son maître, Diderot



=> Difficile à daté; l'½uvre a été déjà reprise, remaniée. Publié en 1778.
=> Diderot se posait des questions sur comment fabriquer un roman. Sur les problèmes d'écriture littéraire.
=> Problème de la c½xistence du déterminisme matérialiste et la liberté.
=> Le point de départ est sûrement inspiré d'un roman anglais de Sterne Tristan Shandy qui est l'histoire d'un soldat blessé qui raconte l'origine de sa blessure.
=> A partir de cette trame Diderot construit un récit de manière très libre parce qu'il va y avoir des tas d'histoires.
=> L'incipit est déroutant pour le lecteur qui se retrouve jeté dans l'histoire déjà commencé, et le narrateur refuse de préciser les circonstances.
=> Il a du style théâtral.
=> On a du mal à savoir qui sont les différents narrateurs, et qui est le héro. Le narrateur nargue le lecteur et semble souligner que nous sommes dépendant de lui.

Plan :

I) Une entrée en matière originale
II) Les éléments d'un récit traditionnel
III) Une réflexion philosophique et romanesque



I) Une entrée en matière originale

a) Un narrateur déconcertant

=> Le narrateur ne donne pas volontairement des détails importants pour l'histoire (personnage, où, et quand). C'est un narrateur coquin.
=> Il y a des questions rhétoriques sur l'identité, l'origine du déplacement, circonstances, où vont-ils, la destination et de quoi ils partent.
=> Les questions que se pose tout lecteur de roman, mais là c'est le narrateur qui les posent. Ses réponses ne comblent pas le lecteur. Il se moque de nous.
=> La première réponses qu'il nous donne souligne le conformisme des rencontres. La deuxième est une question qui réfute la curiosité du lecteur. Il répond de manière insolente.
=> La troisième ne répond pas et n'apporte aucune repose comme la quatrième. Il semble souligner que le lecteur est stupide et déplacé.
=> La dernière apporte une réponse : Ils parlent de fatalité. La réponse est une cascade du discours indirecte.
=> L'expression de la toute puissance. C'est un créateur tout puissant insolant, provocateur avec une attitude narquoise lorsqu'il utilise le conditionnel « il ne tiendrait qu'à moi », il fait se qu'il veut et interpelle le lecteur « vous voyez lecteur ». Il détient les fils du récit.
=> Romanesque « marier le maître ... faire des contes » suggère tout se qu'il peut arriver à son personnage.
=> Il y a un côté vaniteux « qu'il est facile de faire des contes ». Le narrateur a une réelle capacité d'invention.
=> Le narrateur joue avec son lecteur et lui montre qu'il peut l'emmener où il veut.

b) Insertion d'un dialogue de théâtre

=> Diderot mélange le discours du roman et le discours du théâtre. On a l'impression qu'il hésite entre les deux.
=> Le discours se traduit d'abord avec les noms tel que « Maître » et le roman avec les verbes narratifs tel que « s'écria ». Ainsi qu'avec l'utilisation du présent de narration.
=> Discours bref avec un personnage qui prend le pouvoir sur l'autre.
=> A l'intérieur de se dialogue il y a également un récit.

c) Imbrication des différents niveaux de récit.

Le récit des questions initiales fait penser à une rencontre déjà faite plus tôt.
Le récit se poursuit dans le texte à l'intérieur du dialogue. En train de poursuivre une discussion. Jacques fait allusion à un capitaine (« mon capitaine ajoutait »), il a donc déjà commencé à raconter.
Jacques en racontant son histoire semble vouloir également raconter son histoire. Un autre récit apparaît alors en parallèle, l'histoire de la blessure de jacques.
Le lecteur s'attend au récit des amours de jacques « c'était l'après-dînée », mais il ne nous la livre pas. Il s'arrête en cours de route parce que son « maître s'endormit ».
Le lecteur est entièrement à la merci du narrateur. Tous les reperds ont disparus. Diderot brûle les pistes dans cette histoire.


II) Les éléments d'un récit traditionnel

a) Des personnages.

=> Il y a trois personnages qui vont apparaître dont deux mis en scène.

=> Le premier personnage mis en scène est le maître, et le deuxième c'est jacques. On sait qu'il y a un rapport maître / valet entre les deux. Jacques est soumit à son maître mais parallèlement aussi à son capitaine.

=> Le capitaine apparaît qu'à travers une profession de foi déterministe. « Mon capitaine disait » « mon capitaine ajoutait »

=> Le maître est présenté comme silencieux « le maître ne disait rien ». On sait peu de chose sur lui. Il reprend les mots de jacques : « je n'aurais été amoureux » dit jacques, son maître dit peu après « tu as donc été amoureux. ». Il relance le dialogue et fait avancer jacques. Il apparaît comme un personnage sans relief, mais nécessaire.

=> Jacques est comme le miroir de Diderot. Il entame le récit de sa vie. C'est lui qui annonce les théories de base du roman. Il semble avoir une épaisseur psychologique.


b) Combien d'histoires ?

=> Le premier récit qui s'annonce au début du roman raconte l'histoire de jacques et son maître qui se baladent. Le maître est accompagné par jacques. Ils sont en chemin et le soir « l'après-dînée ». Ils sont « au milieu des champs » = en pleine campagne. Ils sont sur des chevaux.

=> Le second récit est celui de jacques et de ses amours. Où il s'est enfui de chez lui et engagé dans la bataille de Fontenoy.

=> L'un est au passé et l'autre et au présent => intégré au discours direct.


c) Deux narrateurs, dont deux « je ».

=> Il y a un premier narrateur qui est celui qui interpelle le lecteur et s'exprime à la première personne : « je suis en bon chemin ».

=> C'est Diderot qui représente tout les romanciers. Il affirme ici son pouvoir d'invention.

=> Jacques est le second narrateur qui raconte ses propres aventures et à quel point il est dépendent du hasard.

III) Réflexion philosophique et romanesque.

a) Le hasard.

=> Il y a une référence constante au fatalisme.
=> Il est question du hasard et de liberté affirmés de narrateur.
=> Son existence est souligné trois fois de façon direct : « à tout hasard » « tous les hasard », et indirecte à travers l'énoncé des faits qui non aucunes justifications. On ne sait pas où l'on va.
=> L'idée que l'on ne sait pas où on va mais on cause l'existence du hasard. C'est-ce qui préside à l'errance des personnages.

b) Le déterminisme.

=> Il y a une affirmation selon laquelle « tout ce qui est de bien et de mal est écrit là « haut. ».
=> Cette idée est reprise une seconde fois sous la forme métaphorique : « chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet ».
=> Elle trouve également un échos dans des formules diverses : « cela ne pouvait être dit ni plus tôt ni plus tard » « celui là était encore apparemment écrit là haut ».
=> On trouve l'illustration de la théorie déterministe dans la succession des faits énoncés. Dans une relation de cause à effet.
=> Le déterminisme est une notion à laquelle vient s'opposer la notion de liberté.

c) La liberté.

=>Il s'agit essentiellement de la liberté du narrateur sous différentes formes.
- liberté de ne pas informer
- liberté d'inventer avec les possibles aventures
- liberté de Diderot qui construit son incipit comme il le souhaite.

=> Le problème qui se pose : comment faire c½xister ses trois notion si le hasard est maître de la destiné de chacun, comment croire au déterminisme, à la liberté ? Peut on être libre ?
Si tout est écrit sur un « grand rouleau », comment penser que l'on est libre ?
Si jacques est déterminé, quel rôle revient au narrateur qui invente son histoire et qui pense être libre d'inventer ?
=> Le fatalisme de Jacques met à la fois en échec le lecteur et le narrateur.


Conclusion :

Cet incipit de roman est déroutant, inattendu. Ce qui domine dans ce passage c'est l'insolence. Mais en une cinquantaine de lignes, il y a les thèmes principaux de l'½uvre qui sont concentré, l'interrogation philosophique de Diderot.
Il y a une réflexion sur l'écriture romanesque et le conflit entre le déterminisme et la liberté.
Cet incipit pousse le lecteur à en savoir plus sur les deux personnages qui constituent le titre et sur leur relation.
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# Posté le samedi 28 février 2009 05:52

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