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L'Oeuvre, Zola.

Texte 5 : « les pieds gelés par le carreau... » jusqu'à « je travaille ! » p.465


Le passage se situe presque à la fin du roman, après la poursuite de Christine. En rentrant, elle s'endort, Claude non. Au milieu de la nuit, elle est réveillée par un raie de lumière et comprends que Claude est en train de s'acharner sur un tableau de femme nue. Elle regarde et entrevoit l'artiste qui se bat contre son tableau qu'il n'arrive pas à achever. Elle constate ce qu'elle savait déjà depuis longtemps, c'est que sa peinture et devenue sa maitresse. Lui, est planté devant son tableau comme un mari adultère planté devant son amour. Un amour fou, passionné. Il lui voue une sorte de culte.

I) L'art, un adultère.
II) L'art, une folie.
III) L'art, une mystique.

I) L'art, un adultère.

On a ici une scène d'adultère.
Scène théâtral, romanesque, classique, même si c'est un thème qui peut prêter à rire. Ici ce n'est pas le cas.
Christine est humiliée : « comme une épouse souffletée chez elle ».
Mais le plus dramatique, c'est qu'elle ne se bat pas contre une femme réelle mais contre une femme imaginaire : sa rivale, c'est la peinture.
L'idée n'est pas nouvelle (Balzac, Chef d'½uvre inconnue).
Elle assiste à l'errance de son mari, elle le sent au bord du gouffre et va tout faire pour essayer de le retenir à la vie. « Elle n'avait pas compris d'abord, oui il était avec l'autre... »
Ce discours indirect libre montre l'offuscation de la femme.
« Va et vient passionné de son bras », « une étreinte emmêlée » : pas de pudeur, scène érotique, accouplement brutal.
Cette scène la dégoûte mais elle n'ose pas s'avouer franchement l'adultère.
Le plus terrible, c'est qu'avec son pinceau, il effleure les cuisses, le ventre, les aines, le nombril.
Il touche les parties intimes de sa femme légitime.
Utilisation de son pinceau subjectif, obsessionnel.
On a ici le thème de Pygmalion : l'artiste qui cherche à donner la vie à sa création.
Tout se passe comme si l'Art trahissait un désir physique violent et le sublimait.
Le rapport que Claude entretient avec la femme du tableau est à l'exact opposé de celui qu'il a avec sa femme.
Elle prend le rôle de servante qui la gêne.

II) L'art, une folie.

Il n'a plus aucune sensations physiques : « il ne sentait pas la cire qui lui tombait dessus... »
Il n'entend pas, peu et ne répond pas aux questions de Christine.
Il préfère rester dans son univers de créateur, il nous parle de l'exaltation de l'irréel tandis que le vrai (sa femme) le tourmente.
On retrouve ici un thème récurrent, la névrose.
Le peintre se dédouble (voir ligne 7).
L'activité de Claude est suggérée par des phrases juxtaposées.
Cette parataxe traduit l'incohérence de ses mouvements.
Le seul rapport logique : « et il avait un rire immobile ». (Fou ?)
La confusion de pinceau dessine une « tâche noire ».
La subordonnée « tandis que » marque la double personnalité de Claude.
Il est à la fois immobile et fébrile, imperturbable et passionné.
Caractère fantastique à la scène : on a un visionnaire qui est affolé.
Vision typiquement romantique : il va se créer un monde supérieure à la réalité.
Le processus de création n'est pas loin du processus de magie, et on s'aperçoit que le tableau se met à bouger, devient vivant.
Les adjectifs démonstratifs : « ces cuisses », « ce ventre » suggère l'autonomie du portrait.
On a ici une dimension fantastique.
Ce surnaturel prend une dimension religieuse.

III) L'art, une mystique.

On peut expliquer le geste de Claude de façon naturaliste (problème génétique, donc il est fou) mais aussi de façon symboliste : pourquoi il fait ça ?
Il veut non pas traduire la réalité mais en saisir les sens quitte à en perdre la vie.
Il veut tellement atteindre la perfection que ce tableau devient une torture.
On peut voir une métaphore filée de la religion et grâce à elle on comprend que l'activité du peintre est une sorte d'eucharistie : « tabernacle », « ostensoir ».
Dans le tableau, le noir et le rouge dominent.
Ce rouge rappelle le sang du Christ sur sa croix : le peintre se sacrifie pour son art.
Parallèlement se met en place un réseau d'images qui va transformer la femme nue en vierge.
C'est une vierge impudique.
Symbole du ventre : enfantement.
Amour platonique et sensualité sont liés ici. Par l'expression « grand fou d'artiste », Zola montre l'aspect maternelle et tendre de Christine.
Thème de la piéta. D'ailleurs elle lui dit « ne reste pas sur cette échelle... »


Conclusion : La peinture de la femme nue, qui est incongrue selon Sandoz, prend une valeur de symbole. Elle devient l'image de la fatalité qui pèse sur Claude et qui le conduit à la mort. Non seulement il est victime de son hérédité (et en cela il est un personnage du naturalisme) mais en plus il est le jouet du destin qui frappe tout artiste qui prétend rivaliser avec le réel. Comme il veut à tout prix toucher la réalité, ça le détruit puisque cette passion est destructrice, funeste, tragique. La scène dévoile également la dérive mortelle du personnage. Ce tableau qu'il crée ressemble étrangement à un tableau symboliste.
La peinture permet-elle d'appréhender le réel ?
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 08:14

egh

Le déjeuner sur l'herbe, Manet.


Pourquoi ce tableau pour illustrer l'Oeuvre ?

Zola s'est sans doute inspiré de ce tableau pour « Plein Air ».
On voit une femme nue qui pourrait être la femme nue que Claude n'arrive pas à peindre.
Les deux tableaux sont des tableaux impressionnistes.
Mêmes caractéristiques niveau technique de peinture.
(Description « Plein Air » chapitre 2)
L'Oeuvre est l'histoire d'un groupe de peintres particulièrement les impressionnistes.

Salon des refusés (1863) : Manet y expose 3 toiles dont « le bain » (Le Déjeuner sur l'herbe). Le tableau va choquer et on va l'opposer à deux autres ½uvres qui vont être couronnées : La Perle et la vague de Baudry et la Vénus de Cabanel (qui sera acquise par Napoléon III).

Ce qui a choqué, c'est ces femmes nues au milieu des hommes habillés.

En 1863, le DSH est exposé à Orsay. Il fait 2, 08 mètres par 2, 64 mètres, or habituellement, ces dimensions sont réservées aux peintures historiques.

1er plan : Ils sont dans une grande forêt, brossée à grands traits. On a l'impression que le paysage a été peint sur le site puis les personnages de la toile ont posé en atelier.
(Inspiré de Concert champêtre, Giorgione)
1er titre : Le bain.
Il a utilisé des esquisses à partir de l'île de Saint-Ouen. (Motifs réutilisés : la barque, la baigneuse habillée et penchée.)
Impression de collage renforcé par la projection au 1er plan gauche de la nature morte.
Chapeau de paille dorée, fruits : figues, cerises ne sont pas de la même époque : ils ont été rajouté plus tard.
Cette même nature morte contraste avec le fond noir.
La femme nue au corps d'un blanc laiteux semble éclabousser la toile de sa lumière, et elle semble nous regarder.
Les hommes sont accompagnés d'une « grisette » (femme qui vend son corps pour arrondir les fins de mois.)
La femme nue est peut-être le modèle préféré de Manet : Victorine Meurent et les deux jeunes hommes seraient les deux frères de la modèle.
Il a pris des gens existants.
Ce qui a sans doute choqué c'est ce rapprochement d'époque : un plein air mythologique et deux hommes contemporains.
La pose provocante de la femme qui n'est pas conventionnel a sûrement, elle aussi, choquée.
On dirait que Manet se moque des nus académiques. Parodie ?
Jeux de regards : les deux hommes parlent alors qu'elle nous regarde.
Tableau très énigmatique : la femme a couché ? La femme derrière n'est-elle pas la même que celle du 1er plan ?...
Les mains et les pieds forment des triangles (composition classique).
Il y a une diagonale avec le bras gauche de l'homme et la canne de l'homme à droite.
Les personnages sont dans les lignes de fuite.
Doigt pointé : érotisme.
Il y a ici différents genres : nu académique, nature morte, paysage.
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 14:03

hjk

Comment Wang-Fo fut sauvé des eaux ?, Yourcenar.

Yourcenar est la première femme rentrée à l'académie française (souvenir pieux, autobiographie). C'est une spécialiste de la culture antique et elle s'est intéressé à deux personnages de peintre : Wang-Fo et Marcos.
Cette histoire est un conte car on peut remarquer qu'il y a une ambiance féerique, mais également une nouvelle car c'est un récit court à chute.
Il y a peu de personnages, en revanche il y a différents lieux.
Il y a deux autobiographies à l'intérieur de ce conte : il y a une narration dans la narration.
Comparaison avec l'Oeuvre et Neige : orient + peintre.

Pourquoi peut-on dire que CWF est un conte allégorique ?

Ce conte pose deux questions :
- Quelle est la vérité de l'art ?
- L'art donne-t-il un sens à la vie ?
Les 3 personnages, W-F, Ling et l'empereur apporte par sa vie une réponse à la deuxième question.

Faire un résumé du conte.

L'empereur est un critique d'art, lorsqu'il les décrit, il évoque la magie d'une transfiguration.
Il utilise la métaphore poétique pour décrire les ½uvres et pense que l'art est supérieur à la vie.
Mais il critique aussi le fait que l'art ment : il idéalise le monde. L'artiste est donc un menteur.
Pour Ling, l'art dévoile le réel et apporte des connaissances : c'est le peintre qui nous permet de voir les choses. Pou lui, cette perception est une deuxième vie.
Pour W-F, le monde réel n'est qu'une recherche perpétuelle.
Le peintre prête attention à tout, il est passionné.
Grande étude du regard du peintre.
Lorsque son ami, Ling, meurt, W-F n'est pas touché, il regarde tout simplement : son regard est son unique moyen de vivre, d'aimer.
Ce peintre refuse le monde mais il l'aime ; il est détaché du monde tout en y étant profondément attaché : c'est paradoxal.
Dès l'ouverture, on a la philosophie du personnage (voir premières lignes du récit).
Il écarte tout désir de possession, il privilégie la représentation du monde.
Pour W-F, il ne s'agit pas de copier le réel. Pour lui, l'artiste veut saisir l'essence des choses, des êtres.
Il va observer un objet, l'interpréter et le transfigurer.
Lorsqu'il veut peindre une princesse jouant du luth, c'est Ling qu'il prend comme modèle.
Pour avoir la vérité, il ne va pas directement, il détourne.
Le paradoxe de l'art tient ici : il veut peindre du réel en créant un monde irréel.
Il dépasse le réel.
Pour lui, ce n'est pas le réel l'important mais l'art : il y a une quête de l'absolu.

Pourquoi ce titre ?

Ce titre est énigmatique. Il présente un personnage, il avertit d'un danger et annonce un salut. Après la lecture, ce titre s'enrichit : c'est l'Art qui a sauvé W-F.
Un art pur, un art sacré.
Le titre joue un rôle narratif, c'est un créateur.
On peut comparer la 1ère et la dernière phrase.
Ce couple (W-F, Ling) est étroitement lié, indivisible. Ils ont un destin commun.
Aucune force ne peut les séparer.
Les deux phrases se font écho : le récit s'ouvre et se ferme sur un voyage et dans ces deux cas, le voyage est infini.
Le récit s'enroule sur lui-même cyclique.
W-F et Ling s'éloignent du réel et rejoignent le monde de l'imaginaire.
Le chemin de vie passant par la mort conduit vers un au-delà nommé que de manières poétiques, métaphoriques : « pays au-delà des flots », « ... »
Utilisation de l'imparfait « errait », « ... » (valeur durative indéfinie) + utilisation passé simple « disparurent » à la fin.
Ces deux héros ne disparaissent pas puisque le récit se termine par la toute-puissance de l'Art.
En inventant un monde, le peintre chinois accomplit le rêve de tout artiste qui par la création veut à la fois imiter et surpasser le réel. L'art devient alors plus vrai que le vrai et permet de pénétrer dans un autre royaume, un monde sacré.
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# Posté le mercredi 06 mai 2009 14:46

dhe

Synthèse sur l'Oeuvre.

Texte 1 : incipit.
Texte 2 : ballade au bord de l'eau.
Texte 3 : mythe Pygmalion (statue).
Texte 4 : Le salon.
Texte 5 : le duel de jalousie entre Christine et la peinture.

Le roman et ses personnages : vision de l'homme et du monde.

Roman : La création romanesque repose sur la représentation d'un univers qui prend sa cohérence à travers :
- le choix d'une époque.
- le choix d'un lieu.
- le choix des personnages.

Ce(s) personnage(s) se constui(sen)t de manière progressive à travers différentes techniques d'écriture utilisée par le romancier :
- identité.
- caractéristique du personnage (portrait physique et morale).
- évolution du personnage.


I) Le personnage de Claude.

(Photocop' distribuée en cours).

II) Le choix d'une époque.

Ici, l'époque choisie est le 2nd empire.

Le vrai titre des Rougon-Macquart est : histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire.
Zola veut brosser un tableau de Napoléon III et en dégager les caractéristiques principales.

• 1851 => 1860 : période autoritaire (brutale) et en même temps, volonté d'enrichir le pays et d'expansion économique.
• Coup d'état le 2, le peuple se révolte et il fait tirer sur la foule.


Changements économiques :

- Développement du chemin de fer : industrie du charbon.
- Industrie => augmentation de la bourse.
- Paris devient un important marché financier.
- Halles de Paris, grands hôtels : apparition des grands magasins.
- Travaux d'Haussmann
- Population de Paris augmente.
- Prix des loyers augmentent donc les moins riches vont en banlieues.
- 1860-1870 : déclin.
- Nice et la Savoie rejoignent la France.
- Napoléon III malade.
- Il va libéraliser son régime : il autorise la grève, liberté de presse.

Fin du règne :
France de plus en plus isolé avec l'extérieur.

Son premier roman, la fortune des Rougon, a pour toile de fond le coup d'état de Napoléon.
L'avant dernier, la débâcle, raconte le désastre de Sedan.
Zola est intéressé par la transformation de cette société française sous le second empire, la vision des gens, l'importance de la bourse.
Dans l'Oeuvre, il y a peu de références historiques : la date précise du Salon des refusés en 1863 n'est pas indiqué. D'ailleurs dans le livre, aucune date ne figure. Pourtant on reconnaît des aspects du second empire :
- le palais de l'industrie où se tient le salon (vestige universel de l'expo de 1855.)
- 1863 : intervention de Napoléon pour mettre fin au scandale du salon des refusés (on le voit intervenir dans le livre).

Dans l'Oeuvre, l'évolution de la société est très marquée :
- le déraillement du train au début et à la fin témoigne de l'importance du chemin de fer.
- Christine qui vient de Clermont illustre l'exode rural.
- Claude qui déménage très souvent illustre les mouvements des populations pauvres vers les banlieues.
- la spéculation de la peinture.

Ici, Zola s'intéresse au milieu impressionniste. C'est celui des artistes peintres, des marginaux. C'est le milieu populaire.
Les marginaux assistent de loin au 2nd empire.


III) Faire évoluer ses personnages.

2 parties dans le roman : chapitre 1 à 6 et chapitre 7 à 12.

La 1ere partie tend vers le salon des refusés ; la 2nde tend vers la grande toile inachevée de Claude.

Le chapitre 6 est une sorte de parenthèse dans le roman car Claude et Christine sont hors de Paris (voyage à la campagne durant 4 ans.)
En 4 chapitres, Zola nous fait la préparation de l'exposition.
Dans le chapitre 5, on a la description de cette expo.
Pareil pour la fin.
Chapitre 3 : dîner.
Chapitre 7 : dîner.
Chapitre 11 : dîner.
Les 3 dîners se passent chez Sandoz et ces 3 dîners illustrent l'éclatement progressif de l'amitié des impressionnistes.
Au chapitre 3, Claude visite les différents artistes, idem au chapitre 7 : on voit leurs évolutions et on s'aperçoit que pour le 3ème dîner, il n'y a pas de visite.

Au chapitre 3, ils traversent Paris de manière triomphale tandis qu'au chapitre 7 ça sent le « soufre » entre eux et au chapitre 11, ils s'entredéchirent.
Ils pourraient se retrouver une dernière fois aux obsèques de Claude mais personne ne vient excepté Sandoz et Bongrand.

On s'aperçoit qu'il y a des repères fixes qui illustrent l'évolution des personnages :

- les apparitions de Sandoz de plus en plus illustre.
- les ateliers de Claude de plus en plus détérioré.

Il y a en tout 5 descriptions du soleil couchant et 4 de la cité.


IV) Les personnages.

Claude, héros du roman, représente l'artiste moderne, exalté, incompris, maudit.
Sandoz, c'est l'écrivain qui a une théorie littéraire : le naturalisme. Mais lui est lucide, il réfléchit plus que Claude. C'est ce qui le sauve de la folie. C'est le double sain de Claude.
(Au début Sandoz => romantisme ; puis petit à petit => naturalisme.)

Il y a une relation fraternelle entre les deux. On a l'impression que Sandoz est le père de tous les personnages. Il a une fonction protectrice, d'ailleurs il les nourrit avec ses repas. On retrouve la figure christique au dernier repas. Il n'a aucune ranc½ur. Il représente un idéal humain. C'est lui qui achève le roman.


V) Les femmes.

Le roman ne cesse de s'interroger sur la représentation de la femme dans l'Art. Zola critique par le biais de Claude la représentation de la femme toujours allégorique (la justice, l'amour, la cupidité...) or les naturalistes voudraient que l'on représente des femmes de tous les jours.
La figure de la femme dans le roman est fondamentale : il y a femme avec qui on couche, celle que l'on épouse, celle qu'on peint, celle qui est peinte et celle qu'on vénère.

Personnage central : Christine (Christ) : elle est dévouée à son amant jusqu'au sacrifice d'elle-même.
On a chez elle un mélange de passion charnelle et de passion christique.
Elle pardonne tout même l'adultère.

Bongrand : bon et grand ; représente la puissance.
Malgras : mal et gras.
Dubuche : la bûche à cause de son inertie.
Bécot : bécotter : la séductrice, blonde, petite, ronde.
(Christine et Bécot sont de parfaits opposés.)
Christine : amante du peintre. C'est aussi sa femme qui devient la mère, le modèle. C'est un personnage ambigu et complexe.
Mathilde : au début elle est maigre à la chevelure grasse, aux dents manquantes et dans son herboristerie il y a une odeur de rance. Elle est faiseuse d'ange.

La sexualité dans le roman est assez sordide.
Zola critique cette hypocrisie bourgeoise sur cette sexualité.

Quand Dubuche fait visiter à Claude un appartement et qu'ils appellent trois femmes, c'est en réalité l'orgie !
Ces orgies rappellent les poèmes : les fleurs du Mal.
Vision de la femme aussi comme étant une dévoreuse d'hommes :
- Irma surveille Fagerolles et le mène à la ruine.
- Mathilde fait mourir son 1er mari et cloître Jory dans sa maison.
Elles transforment la plupart des hommes en eunuques.
Même la chaste Christine laisse échapper un soupir irrité de vierge.
(Christine est très pudique mais sensuelle.)

Zola peint la femme de manière très misogyne.

Christine est à la fois douce et chaleureuse, mais aussi une parfaite amante comme on peut le voir dans le dernier chapitre.

Le rôle de la femme est ici très ambigu.

Zola illustre le thème naturaliste de l'hystérie féminine menaçant tout la société par son dérèglement physiologique étudié par un médecin Charcot.

Ce sentiment d'hystérie est renforcé par la vision des femmes de Claude : il dessine les femmes nues mais ne les possède jamais. Il est timide avec les femmes et compense cette timidité avec de la violence. Cette violence est retranscrite dans ses tableaux. Le sentiment de meurtre, il le fait avec son tableau.
Exemple : Chap. 9 : Claude met un coup de poing dans se toile et dit : « elle est crevée ».
Avec le thème de l'éventrement on retrouve le thème de la violence.

VI) L'épouse modèle.

La femme de Sandoz est une parfaite maîtresse de maison : son intérieur est soigné et elle s'occupe même de sa belle-mère.
Sandoz, lui, refuse de recevoir Christine chez lui tant qu'elle n'est pas mariée à Claude.

VII) Une mère absente.

Tous les personnages féminins partagent un dégoût pour la maternité.
Christine est jalouse de son enfant.
Mathilde est faiseuse d'ange.
Régine (la femme à Dubuche) ne s'occupe pas de ses enfants, c'est Dubuche qui a ce rôle.
Elles ne sont pas du tout maternelle exceptées envers leurs maris. Cette mère absente se retrouve dans le tableau de Claude. En effet, il veut peindre le ventre en rose mystique.

La création : le modèle amoureux.
Claude rêve ces femmes et Christine ne pourra jamais rivaliser avec la représentation idéale de la femme. Après sa grossesse, vieillie, Claude ne peut plus la faire poser en tant que modèle. L'artiste ne peut tomber véritablement amoureux de sa création. Le projet naturaliste, ici, est paradoxal avec la femme puisqu'elle est seulement rêvé : symbolisme.
Ici, les hommes n'aiment que leur création tandis que les femmes se désintéresse de leur enfant. L'artiste est androgyne : chapitre 2 : sexualité solitaire : il met au monde une créature de papier. Dans tout le roman, on a l'allégorie de l'homme frustré car il ne peut créer. En étant homme, il veut être femme pour créer. Un des personnages lorsqu'il expose l'enfant mort dit « c'est un avortement superbe ». D'ailleurs à la fin il est enterré à coté du cimetière des tout-petits.
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# Posté le vendredi 08 mai 2009 13:51

une petite fiche technique sur les enfants du paradis ! ça peut toujours servir les jeunes ! oulala j'me sens trop filou d'avoir posté un article sur ton blog xD ! bisou les p'tits montres!

Les Enfants du paradis



Les Enfants du paradis est un film français réalisé par marcel Carné, sorti en 1945.


Paris 1828. Dans la foule présente sur le Boulevard du Crime, le mime Baptiste Deburau, par son témoignage muet, sauve garance d'une erreur judiciaire. Celle-ci, femme libre et audacieuse en avance sur son temps, intimide Deburau qui n'ose pas lui déclarer franchement son amour. Garance entame une liaison avec un jeune acteur prometteur Frédérique Lemaître, mais aime en secret Baptiste. Après que Baptiste les aient invités à venir travailler au Théâtre des funambules, Garance se retrouve injustement accusée par un crime commit par son ami Lacenaire et est obligée d'accepter la protection du comte de Montray.
Quelques années plus tard, Baptiste marié a Nathalie, obtient un grand succès sur les boulevards où il a fait de la pantomime un art reconnu et populaire. Frédérique a accédé lui aussi à la célébrité, et rêve de pouvoir monter Shakespeare. Garance, depuis devenue compagne du comte, est revenue à Paris, où elle assiste en cachette à toutes les représentations de Baptiste. Un jour alors qu'il se présente à la demeure du comte de Montray, est chassé avec mépris. Il jure de se venger de cette humiliation, ce qu'il fait en découvrant au yeux de tous Baptiste et Garance en train de s'embrasser - il tire le rideau qui cachait les amoureux isolés sur le balcon, opérant une fois de plus un effet de théâtre. Mais cette vengeance ne lui suffit pas : il assassine quelques jours après le comte de Montray. Après leur première et unique nuit d'amour, Garance qui ne veut pas détruire le bonheur du petit garçon qu'il a eu avec Nathalie,s'en va au désespoir de Baptiste.


Fiche Technique :

Titre : Les enfants du paradis
Réalisation : Marcel Carné
Scénario et dialogues : Jacques Prévert
Durée : 205 minutes avec deux époques :
- Le boulevard du Crime, durée 95 minutes
- L'homme blanc, durée 86 minutes

Avec Arletty dans le rôle de Garance
Jean-Louis Barrault dans le rôle de Baptiste
Pierre Brasseur dans le rôle de Frédérique Lemaître
Marcel Herrand dans le rôle de Lacenaire.
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 04:09